Je vogue au jour la nuit sur le vaisseau du temps, du port des habitudes vers des tempêtes inconnues.
Chaque jour qui vient est ce soleil blafard qui
éclaire dans notre course haletante, l’espace qu’il nous reste à suspendre nos
espoirs au tableau des grands bonheurs.
Ce vide d'espérance, inéluctablement se
rétrécit faisant son plein des illusions perdues.
Sur le grand mat de mon
rafiot claque fièrement le pavillon des libertés : celle de ne connaitre les
mangeoires de la République, celle de savoir qu'avant que la mort ne me libère,
j'ai échappé à la prison des tyrannies.
A tous ces cons qui pensent se payer
nos votes en se croyant maîtres de nos destins je dis merde et j'irai vers le
récif qui scellera ma perte en faisant feu de tous mes bords sur l'esprit
étroit de leur suffisance.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire