lundi 9 décembre 2024

Epave

 

 
 
 

Je vogue au jour la nuit sur le vaisseau du temps, du port des habitudes vers des tempêtes inconnues. 
Chaque jour qui vient est ce soleil blafard qui éclaire dans notre course haletante, l’espace qu’il nous reste à suspendre nos espoirs au tableau des grands bonheurs. 
Ce vide d'espérance, inéluctablement se rétrécit faisant son plein des illusions perdues. 
Sur le grand mat de mon rafiot claque fièrement le pavillon des libertés : celle de ne connaitre les mangeoires de la République, celle de savoir qu'avant que la mort ne me libère, j'ai échappé à la prison des tyrannies. 
A tous ces cons qui pensent se payer nos votes en se croyant maîtres de nos destins je dis merde et j'irai vers le récif qui scellera ma perte en faisant feu de tous mes bords sur l'esprit étroit de leur suffisance.

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