Le voici revenu le temps des blanches neiges
Qui fait pleurer les yeux de la tendre Margot
Lorsque décembre est là, jouant de ses arpèges
Peignant les paysages, pages vierges de mots
Les villes s’embellissent de lumières de fête
Dans les rues les passants pressent leurs petits pas
Les enfants d’autrefois conservent dans leur tête
Les souvenirs jolis brillant de mille éclats
Il est bien mort le temps quand dans le cœur des villes
L’on pouvait à l’instant faire battre le sien
Ils ont vécu les jours des vitrines habiles
Maintenant pour rêver il n’y aura plus rien,
Finis ces commerçants, fiers marchands de merveilles
On s’achetait au prix de quatre francs six sous
Un morceau de bonheur sans que nul ne surveille
Nos envies, nos plaisirs, jusqu’à nos moindres goûts
Aujourd’hui pour sourire il faut se comporter
Comme un consommateur qui a trop d’appétit
Quand les soldes sont là “qu’il faut tout emporter”
Voilà où l’on en est dans ce monde sans vie.
JPE
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