La seule encre qui vaille pour faire pleurer les yeux
C’est celle qui s’inspire des chagrins amoureux
Sur le marché aux puces des vieux meubles brisés
L’on trouve la poussière des amours délaissées
Quelques photos jaunies par le temps et l’oubli
De vieilles porcelaines que les jours ont meurtries.
La boutique illusoire de tous ces vieux objets
Pour un kopeck de plus du souvenir promet
De vous payer l’histoire que vous n’auriez vécue:
La mémoire mystère des amants disparus.
Ainsi de la vie, s’achète-t-on les âmes,
Qui de la mort d’autrui nourriront vos larmes,
De pensées éperdues et peut être un peu plus.
JPE
(Photo de l'auteur)

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