mercredi 30 octobre 2024

Les mots du poète (M)


 LES MOTS DU POETE


Les poètes maudits sont de ces alchimistes
Qui tissent des rêves fous sur la portée du triste
Ils réveillent le monde par le cri du silence
Et dans les cendres grises découvrent la brillance

Ils parlent aux cailloux, aux fleuves endormis
Aux étoiles éteintes ils redonnent la vie
Leur plume est un couteau qui découpe l'éther
D'un écho qui découvre les âmes de l'enfer

Les poètes maudits sont les gardiens du temple
Dans leurs mains le crayon dessine et contemple
Ils dansent sur l'abîme des heures éperdues
Bâtissent des cathédrales d'invisible vertu

Ils se brisent au vent, ils se perdent aux ombres
Mais leurs mots sont des flammes qui sortent des décombres
Ils volent à l'orage pour en faire des chants
Qui grondent de colère et parlent au néant

Les poètes maudits vagabondent aux cieux
Font des nuits des promesses et des jours des adieux
Ils posent sur le monde un regard en suspens
Et offrent l'infini à notre instant présent.

 

22 novembre 2024

lundi 28 octobre 2024

Les pauvres

 


 
 https://youtu.be/REvx7AP0yvM?si=m4I2_0oWYqgcq7vn

 

Il arrive souvent que les écrits dépassent
L’auteur qui malgré lui laisse parler son cœur.
Alors que dans la nuit, notre pensée trépasse,
Les mots sans crier gare parlent de nos malheurs.


Et c’est vrai qu’aujourd’hui il en faudrait des lignes
Pour conter aux lecteurs la famine et les pleurs
Qui sont le quotidien dans un pays indigne
Des pauvres et miséreux qui n’ont droit au bonheur

Certains pour se chauffer vont briser des clôtures
Et dès potron-minet voler un peu de bois
Car l’hiver est précoce, c’est déjà la froidure
Quand on n’a plus un rond pour combattre le froid

Ce sont ces petits vieux qui vont courbant l’échine
Et qui rasent les murs quand la nuit est tombée
Pour faire les poubelles, ces détestables mines
D’invendus périmés de nos supermarchés

Ils ont le ventre creux et le sourire rare
Ces pauvres bien trop fiers pour la mendicité
Ils cachent leur désespoir en se montrant avares
De plaintes et de reproches vers notre société

Il est bientôt Noel et ce sera la fête
Il y en aura beaucoup qui pour un beau cadeau
Claqueront leur pognon à en perdre la tête
Alors que chez les pauvres il n’y aura que sanglots

Je voudrais mes amis sans rien vous demander
Afin que vous ayez pour ces hommes et ces femmes
Dans vos cœurs et vos têtes une belle pensée
De faire un petit geste pour que vive votre âme.

 

Décembre 2019


dimanche 27 octobre 2024

Les saltimbanques



Oyez, oyez peuple de France
Le petit roi a décidé
Pour regagner notre confiance
De faire un trait sur le passé

Il a choisi pour tout vous dire
Une fois de plus pour nous niquer
De remplacer dans son délire
Des incapables par des laquais

Et oui bien sur vous pourrez croire
Femmes et hommes qui s'affichaient
Sur les écrans, dans cette foire
Qu'est devenu son grand palais

Ces amoureux de leur pognon
Qui bouffent à tous les râteliers
Comme le ver qui dans sa pomme
Ne s’alimente que pour chier

En résumé ces saltimbanques
Pendant deux ans vont nous piller
Pour rassurer toutes leurs banques
Et leur funeste planche a billets

MARDI 7 JUILLET 2020

samedi 26 octobre 2024

Les soirs d'été



 SOIRS D'ETE

Le soleil sur le sol fait s’allonger les ombres
Quand les heures s’étirent et les jours se font sombres
Le soir est bientôt là, dans le ciel les oiseaux
Chassent le moucheron et piaillent de plus beau

Que s’arrête le temps en images furtives
Qui bercèrent mon cœur aux souvenirs d’estives
Que puisse mon bonheur retrouver le chemin
De ces étés de rêves dans ses journées sans fin

La tiédeur des soirées en discussions futiles
Se perdait dans le soir conjuguant l’inutile
Les amants se serraient aux premières fraîcheurs
Nous contemplions le ciel comme simples voyeurs

Il était beau, ce ciel de notre tendre enfance
Dans la douceur de l’air des journées achevées
Il est bien loin ce temps des envies de projets,
Perdues les rêves fous dans la désespérance.
 
(Tableau de Balthus  )

vendredi 25 octobre 2024

Les V

 

 
 
 
 
 

Ils sont les figurants d un monde qui se meurt
Les acteurs pathétiques d’une vie antérieure 
On ne les aime pas car parfois ils font peur  
Ce sont les derniers clowns de ce monde d’ailleurs. 
 
Pourtant ils furent jeunes et souvent magnifiques
Emplis de cet espoir que sont les illusions
Bâtissant dans leurs têtes des projets mirifiques
Et la ils réalisent tout’ la désillusion
 
La vie est un chemin qui parfois nous égare
Et fait perdre le sens de la réalité
Jamais nous ne pensons quand la beauté nous pare
Qu’il adviendra un jour où il faudra tout lâcher
 
L’hiver du temps qui passe a blanchi leurs coiffures
Le repas des beaux jours mis leur sourire en deuil
Leurs parents sont partis vers les grandes froidures
Leur préparer la place de l’aut’ côté du seuil 
 
Ils attendent cette heure où il faut franchir la porte
Par derrière laquelle se pose la question
Pourquoi aimer un peuple qui voudrait les voir morts
Et disparaitre ainsi dans le grand tourbillon ?
 
Il y a leurs enfants qui eux les aiment encore
Qui se sont reproduits et c’est la leur bonheur
Que de voir les journées enluminées de l’or
Qui embellit leur ciel et éloigne les pleurs 
 
Bientôt ils s’en iront au delà des sarcasmes
Que professent les dires de cette société
L’argent de leurs retraites compensera les miasmes
En retardant la fin de trop de satiété 
 
S’il faut le prononcer ce mot qui exaspère
Qui traduit le mépris en leur fermant les yeux
Ayez donc la pudeur aujourd’hui de le taire
Attendez qu’ils soient morts pour les traiter de vieux.

jeudi 24 octobre 2024

Les sapins colorés


 

C’est le temps de Noël, le temps des souvenirs

De notre enfance heureuse, des sapins colorés

Des sourires sans fin. S’il est un avenir

A nos années joyeuses, dans nos cœurs enfermé

 

Sommeille le chagrin des visages enfuis

Vers le printemps des anges du bonheur éternel.

Et nous voilà bien seuls dans cette nostalgie

A rechercher en vain, regardant vers le ciel,

 

Un signe de tous ceux qui nous laissèrent

Face à ce premier jour qui est notre destin

Allons vers le futur, oubliant la misère

De se retrouver là à se dire à demain.

 

15 décembre 2015

mercredi 23 octobre 2024

Liber


 

FREE  (mise en musique en anglais)

Nous qui ne sommes rien de l’histoire des hommes
Simples passants perdus dans les lieux et le temps
Nous voilà aujourd’hui tels des bêtes de somme
Sur la mauvaise route des assoiffés de sang

Notre passé est là, nos voyages en attestent
Qui nous retient souvent dans l’envie d’avancer
Et pourtant il le faut, des illusions qui restent,
Ne faire du voyage une fin annoncée.

Nous qui ne sommes rien de l’histoire des hommes.
Nous voilà arrivés à la fin du chemin.
Il est temps aujourd’hui de dire qui nous sommes
En aidant nos enfants à croire au lendemain.

À quoi sert le savoir s’il reste dans les livres ?
À quoi sert l’expérience quand on doute de tout?
Lorsque l’air est venu de redevenir libres
Il faut chasser le roi et ce monde de fous

C’est ceux qui ne sont rien qui écrivent l’histoire
En lettres majuscules au fronton des palais
Ils effacent des temps les heures les plus noires
Pour défendre toujours nos chères libertés.

L'auteur

      Ce blog de poèmes recense les écritures poétiques de Jean-Pierre Estrade, et non celles de VMH, auteur des blogs rattachés. Ils ont é...