Il n’est qu’à regarder les fleurs qui se pavanent et se fanent pour savoir à l’instant ce qui nous pend au nez.
Bien sûr il faudra en avoir vu
mourir, lorsque l’été s’en va, des robes de pétales
pour que nous comprenions enfin que
nous ne valons mieux.
Pourquoi ne voir des roses que
l’insolence du charme et de l’hiver venu ce blanc immaculé qui cache sous son
manteau la grisaille du monde et le noir du destin.
Comment ne percevoir dans
l’éphémère du beau que ce qui nous fait oublier la laideur du peut-être ?
Qui arrêtera son regard sur cette
vieille femme en pensant qu’elle fut d’une éclatante beauté ?Il serait peut-être temps pour le
peu que nous sommes que nous nous grandissions d’un semblant d’empathie.
Puissions nous deviner sous les
rides du temps, quand le corps crie misère, la pureté d’une l’âme qui a su se
donner.
Il est bientôt Noël qui fête une
naissance alors que nombre d’entre nous bientôt ne seront plus.
Pensons que le
regard que l’on porte est un message d’espoir à ceux qui n’ont plus rien. Cette
petite attention est aussi notre étoile du Nord pour ne pas nous perdre dans la
nuit de la vie.
Quand notre solitude se nourrit de
l’oubli de ceux qui sont déjà partis, l’écho de notre rire s'évanouit dans l’au
delà de nos indifférences .
Si demain vous voyez une triste hellébore qui défie
les frimas pour paraître à vos yeux donnez lui le baiser de l’auteur de ces
mots.
Dites-lui que j’aime sa beauté
maintenant et qu’à jamais je chérirai son âme d’avoir risqué le froid pour
réchauffer un cœur.

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