Les mots sans crier gare parlent de nos malheurs.
Et c’est vrai qu’aujourd’hui il en faudrait des lignes
Pour conter aux lecteurs la famine et les pleurs
Qui sont le quotidien dans un pays indigne
Des pauvres et miséreux qui n’ont droit au bonheur
Certains pour se chauffer vont briser des clôtures
Et dès potron-minet voler un peu de bois
Car l’hiver est précoce, c’est déjà la froidure
Quand on n’a plus un rond pour combattre le froid
Ce sont ces petits vieux qui vont courbant l’échine
Et qui rasent les murs quand la nuit est tombée
Pour faire les poubelles, ces détestables mines
D’invendus périmés de nos supermarchés
Ils ont le ventre creux et le sourire rare
Ces pauvres bien trop fiers pour la mendicité
Ils cachent leur désespoir en se montrant avares
De plaintes et de reproches vers notre société
Il est bientôt Noel et ce sera la fête
Il y en aura beaucoup qui pour un beau cadeau
Claqueront leur pognon à en perdre la tête
Alors que chez les pauvres il n’y aura que sanglots
Je voudrais mes amis sans rien vous demander
Afin que vous ayez pour ces hommes et ces femmes
Dans vos cœurs et vos têtes une belle pensée
De faire un petit geste pour que vive votre âme.
Décembre 2019
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