Ils sont les figurants d un monde qui se meurt
Les acteurs pathétiques d’une vie antérieure
On ne les aime pas car parfois ils font peur
Ce sont les derniers clowns de ce monde d’ailleurs.
Pourtant ils furent jeunes et souvent magnifiques
Emplis de cet espoir que sont les illusions
Bâtissant dans leurs têtes des projets mirifiques
Et la ils réalisent tout’ la désillusion
Bâtissant dans leurs têtes des projets mirifiques
Et la ils réalisent tout’ la désillusion
La vie est un chemin qui parfois nous égare
Et fait perdre le sens de la réalité
Jamais nous ne pensons quand la beauté nous pare
Qu’il adviendra un jour où il faudra tout lâcher
L’hiver du temps qui passe a blanchi leurs coiffures
Le repas des beaux jours mis leur sourire en deuil
Leurs parents sont partis vers les grandes froidures
Leur préparer la place de l’aut’ côté du seuil
Ils attendent cette heure où il faut franchir la porte
Par derrière laquelle se pose la question
Pourquoi aimer un peuple qui voudrait les voir morts
Et disparaitre ainsi dans le grand tourbillon ?
Il y a leurs enfants qui eux les aiment encore
Qui se sont reproduits et c’est la leur bonheur
Que de voir les journées enluminées de l’or
Qui embellit leur ciel et éloigne les pleurs
Bientôt ils s’en iront au delà des sarcasmes
Que professent les dires de cette société
L’argent de leurs retraites compensera les miasmes
En retardant la fin de trop de satiété
S’il faut le prononcer ce mot qui exaspère
Qui traduit le mépris en leur fermant les yeux
Ayez donc la pudeur aujourd’hui de le taire
Attendez qu’ils soient morts pour les traiter de vieux.

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