Usés jusques aux tripes ils sont ronds les galets
roulés dans le magma de l’onde maléfique
ils grondent sur la plage au solstice d’été
gravier pour des géants sur les plages d’Afrique
de loin ils se ressemblent comme esclaves enchainés
mais verront-ils un jour la terre d’Amérique
coulant vers les abysses des miasmes du passé
alors qu’ils broient du noir dans la nuit de l’hiver
à fendre leur petit cœur pour une brève rencontre
sous le soleil furtif d’un avenir pervers
ils choquent à grand bruit le quidam qui leur montre
au cadran du passé l’endroit de leur envers
trébuchant de rondeurs au souvenir de honte
résolus à mourir au tréfonds de l'éther.

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