je suis un bout de bois flotté
je sue le sel de tristes larmes
je sue le sel de tristes larmes
au soleil de tous les étés
des tempêtes j’oublie le vacarme
des tempêtes j’oublie le vacarme
que reste-t-il de ce vaisseau
qui m'a donné de son prestige
j'ai le vertige dans mes mots
de voir mon mal en mes vestiges
risée des vagues du passé
du peintre je suis la pauvre toile
sous son pinceau je suis pincée
d’une autre vie privée de voile
sous son pinceau je suis pincée
d’une autre vie privée de voile
comme une épave de bois flotté
je finirai dans l’amertume
à réchauffer mon cœur brisé
de vagabond de l’infortune
à réchauffer mon cœur brisé
de vagabond de l’infortune

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