Sur cette tombe blanche de l’année qui se meurt
L’hellébore frileuse verse son dernier pleur.
On oublie les saisons le printemps et l’automne
L’été qui a été et l’hiver qui résonne
L’hellébore frileuse verse son dernier pleur.
On oublie les saisons le printemps et l’automne
L’été qui a été et l’hiver qui résonne
Du vide des pinsons et oiseaux de bonheur,
Des paysages brumeux, de l’absence de fleurs.
Voici que des frimas vient cette douce annonce
De l’espoir de soleil quand désespèrent les ronces
Des paysages brumeux, de l’absence de fleurs.
Voici que des frimas vient cette douce annonce
De l’espoir de soleil quand désespèrent les ronces
Sous les fils argentés que nous tresse hiver
En arabesque folles sur le manque de vert.
S’il n’y avait que le froid que serait l’espérance ?
Sans ces diamants de glace que serait mon p’tit cœur
En arabesque folles sur le manque de vert.
S’il n’y avait que le froid que serait l’espérance ?
Sans ces diamants de glace que serait mon p’tit cœur
Qui chérit la douceur des campagnes de France,
Et pour l’instant ressasse son infinie douleur ?
Il est bien loin le temps de l‘antan de l’enfance
Ou nous jouions du blanc de ces débuts d’années
Et pour l’instant ressasse son infinie douleur ?
Il est bien loin le temps de l‘antan de l’enfance
Ou nous jouions du blanc de ces débuts d’années
Ou le rouge des joues ravivait nos ardeurs
Réchauffant nos batailles, aux dires des aînés,
En tirant des myriades de boules de froideurs.
Combien il y eut de joie à se mourir de rire
Quand venait la saison des nez rouges de froid ?
Faut-il être enfants pour ne voir dans le pire
Que le bout de ses pieds congelés de surcroît ?
Réchauffant nos batailles, aux dires des aînés,
En tirant des myriades de boules de froideurs.
Combien il y eut de joie à se mourir de rire
Quand venait la saison des nez rouges de froid ?
Faut-il être enfants pour ne voir dans le pire
Que le bout de ses pieds congelés de surcroît ?

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