L’on ne se bat jamais par espoir d’un je t’aime
Simplement pour mourir sans être oublié
Pour que quand vient le temps des fleurs de chrysanthèmes
Notre tombe fleurisse du parfum des regrets
Combien faut-il de mots pour être ridicules
Et de larmes versées sur nos jardins secrets ?
Comment faut-il se taire en l’être minuscule
Pour exister encore quand on a trépassé
Puisse le vent d’automne emporter cette grâce
Vers le pays des rêves des poètes maudits
Puisse le ciel d’octobre effacer toute trace
Quand Villon écrivait « dames du temps jadis »
Ils sont bien grands les mots qui règnent en silence,
Pitoyables les cris des phrases arrangées
Faut-il ne pas se taire pour que l’intelligence
Se paye l’illusion de pouvoir exister ?
Automne 2016

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