Observe tout là-bas auprès des frondaisons
Ces jeunes jouvenceaux au sourire perfide
Qui ne se prennent plus pour de petits garçons
Mais ce qu'elle a en tête,ce ne sont point ces pages
Qui se croient au combat de leurs épées de bois
C'est ce vieux chevalier, ce héros d'un autre âge
A l'armure rouillée et qui n'a plus la foi
Il revient des croisades et en a ramené
Le désespoir des hommes qui se battent pour Dieu
Et qui ne s'aiment plus car le sang a souillé
Ce qui encore hier était pleurs à leurs yeux
Petites jouvencelles qui préférez les vieux
Et recherchez chez eux le bonheur et la joie
Pensez que les combats il n y a rien de mieux
Pour faire d'un grand homme un être d’autrefois
Les dommages du temps ne sont ils pas à l’âme
Ce pinceau incisif qui griffe jusqu’à l’os
Cabossent notre armure de méchants coups de lame
Et ne font pas de nous les princes de l’éros ?
Si on nous aime encore c’est pour cette légende
Qui conte les exploits des soldats des beaux jours
Que reste-t-il aux hommes avant qu’ils ne se pendent
Aux quelques souvenirs de ce que fut l’amour.

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