C’était une maison de murs et d’espérance
La maison du bonheur que vous n’imaginez.
Les journées d’habitude au soleil s’éclairaient
Égrainant de leurs heures les jeux de leur enfance
Les tulipes au printemps coloraient la terrasse.
Les roses de l’été parfumaient la chaleur
Les arbres en automne dispensaient leur odeur
Les frimas célébraient les années qui trépassent
C’était un beau refuge pour mes enfants aimés
Un château fort dressé à la pensée fertile
Un havre de douceur planté dans son argile
Aux portes de l’Espagne aux pieds des Pyrénées
Mais voilà il y a peu il subit la défaite
Car l’échec d’une vie a détruit son donjon
Il n’y a rien de pire que les fientes à pigeon
Pour réduire à néant l’illusion de la fête
Il faut se résigner quand le sort tout emporte `
Savoir se satisfaire d'un peu de nostalgie
Car personne ne pourra enlever de la vie
Ce qui est essentiel et rend les âmes fortes

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire