C’est l’heure où les esprits s’embrument dans la chaleur déclinante de la
fin de l’été.
Quand la nuit se fait jour, que les étoiles s’envolent au-delà du réel de nos
rêves perdus
C’est l’automne ! La saison des couleurs chatoyantes, de la joie
qui se meurt.
Les nuits se font plus fraîches mais les journées sont chaudes
Et les petits matins assistent au combat où se verse le sang
De ce contraste étrange: c’est la brume diaphane qui estompe les lignes de
fuite des villages fantômes
Nous sommes témoins et acteurs d’une grande bataille.
Les chevaliers fringants que furent août et juillet perdent de leur superbe.
Lorsque septembre est là ils livrent l’assaut du désespoir pour ne point
renoncer aux conquêtes trompeuses qui ne sont qu’illusion quand le froid mord
la peau.
Un sommeil paresseux envahit la campagne. Le soleil prend son temps pour
réchauffer le sol.
La lune des fins de nuit s’entoure de l’écharpe des brouillards matinaux. Ici
et là quelques oiseaux noirs ponctuent le ciel de la phrase d’automne.
Ils sont les pointillés de ma fuite en avant.
JPE

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